{"id":1246,"date":"2018-02-20T17:04:22","date_gmt":"2018-02-20T17:04:22","guid":{"rendered":"https:\/\/afmc.ca\/phprimer\/?page_id=1246"},"modified":"2024-06-28T14:39:09","modified_gmt":"2024-06-28T14:39:09","slug":"chapitre-7-surveillance-et-evaluation-de-programmes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-ii\/chapitre-7\/","title":{"rendered":"Chapitre 7 Les applications des m\u00e9thodes de recherche \u00e0 la surveillance en sant\u00e9 publique et \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation de programmes"},"content":{"rendered":"<div class=\"prelude\">\n<p><strong>Apr\u00e8s avoir achev\u00e9 ce chapitre, le lecteur sera en mesure :<\/strong><\/p>\n<p>1. De comprendre l&rsquo;importance de la <a href=\"#lasurveillance-heading\">surveillance des maladies<\/a> pour pr\u00e9server la sant\u00e9 des populations et conna\u00eetre les\u00a0<a href=\"#lestypesdesurveillance\">m\u00e9thodes de surveillance<\/a>\u00a0 (Conseil m\u00e9dical 78-3)<br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 de distinguer la surveillance <a href=\"#_surpassive\">passive<\/a> de la surveillance <a href=\"#_suractive\">active<\/a><\/span><\/p>\n<p>2. Citer les sources possibles de donn\u00e9es pour la surveillance :<br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 les <a href=\"#_registres\">registres des h\u00f4pitaux<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 les <a href=\"#_statdemog\">statistiques d\u00e9mographiques<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 le <a href=\"#_recensement\">Recensement<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 les <a href=\"#_sondages\">enqu\u00eates sur la sant\u00e9<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 la <a href=\"#_survsent\">surveillance sentinelle<\/a><\/span><\/p>\n<p>3.\u00a0<span lang=\"FR-CA\">D&rsquo; aborder la question des syst\u00e8mes de surveillance et du <a href=\"#_rolesurv\">r\u00f4le des m\u00e9decins<\/a> et de la sant\u00e9 publique dans la d\u00e9claration et le traitement de maladies (78-2)\u00a0<\/span><\/p>\n<p>4. D&rsquo;adopter une <a href=\"#_courbes\">d\u00e9finition d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie<\/a> comme \u00e9tant un certain nombre de cas d\u00e9passant les pr\u00e9visions habituelles (78-5)<\/p>\n<p>5. \u00catre en mesure de\u00a0distinguer les profils de d\u00e9veloppement des maladies dans une population d\u00e9crits par les <a href=\"#_courbes\">courbes \u00e9pid\u00e9miques<\/a> :<br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 <em>\u00e9closion d&rsquo;<a href=\"#_ponctuelle\">origine ponctuelle<\/a><\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 <a href=\"#_persistante\">source persistante<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 <a href=\"#_intermittente\">exposition intermittente<\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 <em>cas index \u00e0 <a href=\"#_translimit\">transmission limit\u00e9e<\/a><\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 <a href=\"#_transdissem\"><em>transmission diss\u00e9min\u00e9e<\/em><\/a><\/span><\/p>\n<p>6. Indiquer les types de donn\u00e9es et les composantes communes (tant qualitatives que quantitatives) utilis\u00e9es pour \u00e9valuer les <a href=\"#_besoins\">besoins de sant\u00e9<\/a> d\u2019une collectivit\u00e9 \u00a0(78-2)<\/p>\n<p>7. Poss\u00e9der une certaine connaissance des <a href=\"#levaluationeconomique\">\u00e9valuations \u00e9conomiques<\/a> comme les analyses de rentabilit\u00e9 ainsi que des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la r\u00e9partition des ressources (78-4) :<br \/>\n<span style=\"padding-left: 50px;\">\u2212 d\u00e9crire les principes et les m\u00e9thodes de l&rsquo;<a href=\"#_evalpgm\">\u00e9valuation des programmes<\/a>\u00a0<\/span><\/p>\n<div><span lang=\"FR-CA\">Ces connaissances s\u2019adressent aux objectifs d\u2019examen<\/span>\u00a0<a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/\/objectifs-du-cmc-et-canmeds\/\">du Conseil m\u00e9dical du Canada<\/a>, notamment les chapitres 78-2, 78-3 et 78-4.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"prelude\">\n<p style=\"text-align: center;\"><span lang=\"FR\"><strong>\u00c0 noter<\/strong> : les cases color\u00e9es contiennent des informations suppl\u00e9mentaires facultatives ;<br \/>\ncliquez sur la bo\u00eete pour l\u2019ouvrir.<br \/>\nLes mots en MAJUSCULES sont d\u00e9finis dans le <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/glossaire\/\">Glossaire<\/a>.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"case-study\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#redactiondun\">R\u00e9daction d&rsquo;un sommaire de cong\u00e9 de l&rsquo;h\u00f4pital<\/h3>\n<div id=\"redactiondun\" class=\"collapse\">\n<p>La D<sup>re<\/sup> Li, une interniste m\u00e9dicale \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Weenigo, pr\u00e9pare le formulaire de sortie de Catherine Richard. On a transf\u00e9r\u00e9 M<sup>me<\/sup> Richard de son foyer de soins de longue dur\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital en raison d&rsquo;une toux qui s&rsquo;aggravait, accompagn\u00e9e de signes de bronchopneumonie et d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8re insuffisance cardiaque li\u00e9e \u00e0 la pneumonie. L&rsquo;investigation initiale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le diab\u00e8te de M<sup>me<\/sup> Richard \u00e9tait loin d&rsquo;\u00eatre ma\u00eetris\u00e9 et il y avait croissance de pneumocoques dans ses cultures sanguines. M<sup>me<\/sup> Richard a bien r\u00e9agi au traitement et a pu retourner \u00e0 son foyer de soins une semaine apr\u00e8s son entr\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>La D<sup>re<\/sup> Li est fatigu\u00e9e; elle se demande ce qu&rsquo;elle doit inscrire dans l&rsquo;espace r\u00e9serv\u00e9 au diagnostic principal, et l&rsquo;importance qui sera r\u00e9ellement accord\u00e9e \u00e0 ce qu&rsquo;elle finit par \u00e9crire \u2013 quelqu\u2019un fait-il quelque chose avec ces informations? Elle se demande si elle devrait faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral de M<sup>me<\/sup> Richard qui, en l\u2019immobilisant a probablement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de sa bronchopneumonie. Elle aimerait pouvoir inscrire \u00ab syndrome m\u00e9tabolique \u00bb parmi les causes sous-jacentes de l&rsquo;hospitalisation, mais la derni\u00e8re fois qu&rsquo;elle a utilis\u00e9 cette expression dans un rapport de sortie, l&rsquo;archiviste lui a dit qu&rsquo;aucun code n&rsquo;y \u00e9tait li\u00e9. Elle se demande aussi si elle doit d\u00e9clarer l&rsquo;infection invasive \u00e0 pneumocoque au service de sant\u00e9 publique.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2><a name=\"lasurveillance-heading\"><\/a>La surveillance<\/h2>\n<p>Pour \u00eatre fond\u00e9e sur les preuves, la planification de tout service de sant\u00e9 ou programme pr\u00e9ventif exige la collecte initiale de renseignements sur les types et la r\u00e9partition des probl\u00e8mes de sant\u00e9 dans la population. C&rsquo;est l\u00e0 le r\u00f4le de la surveillance, \u00e0 savoir la collecte et l&rsquo;analyse continues et syst\u00e9matiques d&rsquo;information sur la sant\u00e9 d&rsquo;une population afin de guider l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;interventions de sant\u00e9 publique et de pr\u00e9vention.<\/p>\n<div class=\"definition\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#surveillance\">Surveillance<\/h3>\n<div id=\"surveillance\" class=\"collapse\">\n<p>La surveillance est la collecte syst\u00e9matique et l\u2019analyse de renseignements sur la sant\u00e9 des populations et la diffusion opportune de ces renseignements aux personnes concern\u00e9es pour qu\u2019elles puissent intervenir. Gr\u00e2ce \u00e0 la surveillance, on conna\u00eet mieux les profils de la sant\u00e9 et de la maladie et leur \u00e9volution. Ces renseignements peuvent guider les efforts de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le, ainsi que contribuer \u00e0 la planification des services de sant\u00e9 et, ult\u00e9rieurement, \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de leur impact. Comme la sant\u00e9 peut \u00eatre influenc\u00e9e par des facteurs divers, communautaires et environnementaux, les donn\u00e9es de surveillance de la sant\u00e9 peuvent provenir de diverses sources :<\/p>\n<ul>\n<li>les statistiques d\u00e9mographiques, comme les naissances et les d\u00e9c\u00e8s;<\/li>\n<li>les donn\u00e9es environnementales sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau;<\/li>\n<li>les indicateurs des services de sant\u00e9, comme les sorties des h\u00f4pitaux, tandis que<\/li>\n<li>le Recensement fournit de l\u2019information sur la population, comme le revenu, la langue et le groupe ethnique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La surveillance repr\u00e9sente une bonne partie du travail des autorit\u00e9s r\u00e9gionales et provinciales de sant\u00e9 publique et de <a href=\"http:\/\/www.phac-aspc.gc.ca\/surveillance-fra.php\">l&rsquo;Agence de la sant\u00e9 publique du Canada<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2><a id=\"_rolesurv\"><\/a>Le r\u00f4le des cliniciens dans la surveillance de la sant\u00e9 publique<\/h2>\n<p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, c\u2019est aux services de sant\u00e9 publique de coordonner la surveillance de la sant\u00e9, mais chaque clinicien joue un r\u00f4le primordial en signalant l\u2019apparition de certaines maladies contagieuses chez ses patients. Les m\u00e9decins de premier recours sont habituellement les premiers \u00e0 voir les cas qui pourraient se transformer en \u00e9pid\u00e9mie. Ils constateront par exemple une augmentation d&rsquo;une affection particuli\u00e8re, et il se peut que leurs patients mentionnent d&rsquo;autres personnes pr\u00e9sentant les m\u00eames sympt\u00f4mes. Le m\u00e9decin peut \u00eatre en mesure d&rsquo;entamer une enqu\u00eate pr\u00e9liminaire, mais doit \u00e9galement communiquer avec le service de sant\u00e9 publique pour amorcer des mesures de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le (p. ex., le retra\u00e7age des contacts), au besoin. Les autorit\u00e9s de sant\u00e9 publique r\u00e9unissent les donn\u00e9es sur les cas d\u00e9clar\u00e9s pour dresser un portrait de l&rsquo;\u00e9tendue et de la gravit\u00e9 d&rsquo;une menace pour la sant\u00e9. En plus de se conformer \u00e0 la d\u00e9claration obligatoire des maladies, les m\u00e9decins contribuent aux syst\u00e8mes de surveillance en remplissant les certificats de d\u00e9c\u00e8s et en veillant \u00e0 l\u2019exactitude des diagnostics dans les rapports de sortie d\u2019h\u00f4pital et les factures m\u00e9dicales.<\/p>\n<h2><a name=\"lestypesdesurveillance\"><\/a>Les types de surveillance et leurs sources d&rsquo;informations<\/h2>\n<p>Il existe deux principaux types de surveillance. La <em>surveillance passive<\/em> \u00e0 long terme surveille les tendances g\u00e9n\u00e9rales de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 et des d\u00e9terminants de la sant\u00e9. Cela a permis de documenter l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie actuelle d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 et les changements dans les tendances de certains cancers, par exemple. La <em>surveillance active<\/em> ou \u00e0 court terme recherche les maladies \u00e9mergentes ou les \u00e9closions\u00a0<span lang=\"FR-CA\">comme\u00a0<\/span><span lang=\"FR-CA\">le SRAS ou la COVID-19, <\/span>et aide la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir rapidement aux nouvelles menaces.<\/p>\n<h3><a id=\"_surpassive\"><\/a>La surveillance passive<\/h3>\n<p>Le terme \u00ab passive \u00bb dans l&rsquo;expression \u00ab surveillance passive \u00bb d\u00e9signe la nature du r\u00f4le de l&rsquo;agence responsable. Cette derni\u00e8re ne fait que recevoir les d\u00e9clarations : les donn\u00e9es recueillies syst\u00e9matiquement, comme les registres des sorties des h\u00f4pitaux, les donn\u00e9es relatives \u00e0 la mortalit\u00e9 ou les factures m\u00e9dicales, et les donn\u00e9es sur les maladies \u00e0 d\u00e9claration obligatoire.<\/p>\n<p>Une\u00a0MALADIE \u00c0 D\u00c9CLARATION OBLIGATOIRE est une maladie d\u2019importance pour la sant\u00e9 publique. La loi exige que les m\u00e9decins et les laboratoires d\u00e9clarent ces maladies aux services locaux de sant\u00e9 publique lorsqu&rsquo;elles sont soup\u00e7onn\u00e9es ou diagnostiqu\u00e9es. Cela permet de suivre la fr\u00e9quence de ces maladies et de d\u00e9tecter rapidement les \u00e9closions pour pouvoir mettre en \u0153uvre des mesures de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le en temps opportun. Cependant, comme les professionnels de la sant\u00e9 ne se rendent pas toujours compte de l&rsquo;importance des renseignements qu&rsquo;ils fournissent, la sous-d\u00e9claration peut s&rsquo;av\u00e9rer probl\u00e9matique. En outre, certaines provinces ont des lois qui exigent la d\u00e9claration de toutes les \u00e9closions \u00e9ventuelles, m\u00eame pour les maladies qui ne sont pas \u00e0 d\u00e9claration obligatoire. Par exemple, selon la <em>Loi sur la sant\u00e9 publique du Qu\u00e9bec<\/em>, \u00ab un m\u00e9decin qui soup\u00e7onne une menace \u00e0 la sant\u00e9 de la population doit en aviser le directeur de sant\u00e9 publique du territoire. \u00bb On trouvera \u00e0 la <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-iii\/chapitre-11\/#_decloblig\">chapitre 11<\/a> de plus amples renseignements sur\u00a0<span lang=\"FR-CA\">la prise en charge d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie.\u00a0<\/span><\/p>\n<div class=\"nerds-corner\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#lesmaldies\">Les maladies \u00e0 d\u00e9claration obligatoire<\/h3>\n<div id=\"lesmaldies\" class=\"collapse\">\n<p>Le concept de maladie \u00e0 d\u00e9claration obligatoire s&rsquo;applique surtout aux maladies transmissibles qui pr\u00e9sentent une menace d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, mais il peut aussi s&rsquo;appliquer \u00e0 certains \u00e9tats non transmissibles. Au Qu\u00e9bec, les empoisonnements par certains agents, comme les m\u00e9taux lourds ou le monoxyde de carbone, doivent \u00eatre d\u00e9clar\u00e9s. Il en va de m\u00eame pour certaines maladies caus\u00e9es par des agents environnementaux non transmissibles.<\/p>\n<p>La d\u00e9signation d\u2019une maladie comme \u00e9tant \u00e0 d\u00e9claration obligatoire d\u00e9pend de la menace qu&rsquo;elle repr\u00e9sente pour la communaut\u00e9. De nouvelles maladies infectieuses peuvent s&rsquo;ajouter \u00e0 la liste au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;elles apparaissent, surtout si elles sont souvent transmises par les voyageurs internationaux. De nombreuses infections contagieuses doivent \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es \u00e0 l&rsquo;OMS, comme la peste, le chol\u00e9ra, la fi\u00e8vre jaune et d&rsquo;autres maladies \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans le <a href=\"http:\/\/www.who.int\/ihr\/fr\/\">R\u00e8glement sanitaire international<\/a>. L&rsquo;OMS surveille \u00e9galement les tendances mondiales relatives \u00e0 la poliomy\u00e9lite, au paludisme, au SRAS et \u00e0 la grippe de type A. Le <a href=\"http:\/\/www.who.int\/csr\/outbreaknetwork\/fr\/\">R\u00e9seau mondial d&rsquo;alerte et d&rsquo;action en cas d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie<\/a> de l&rsquo;OMS est un dispositif de collaboration entre experts qui permet de riposter rapidement aux \u00e9closions d&rsquo;importance internationale. La loi f\u00e9d\u00e9rale canadienne ne comprend qu&rsquo;un cadre pour la d\u00e9claration obligatoire des maladies, bien que l&rsquo;Agence de la sant\u00e9 publique exige que certaines maladies soient d\u00e9clar\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale. Leur d\u00e9claration est r\u00e9gie par les lois provinciales, et la liste des maladies varie d&rsquo;une province \u00e0 l&rsquo;autre. Vous pouvez aussi consulter les <a href=\"http:\/\/dsol-smed.hc-sc.gc.ca\/dsol-smed\/ndis\/list-fra.php\">Maladies \u00e0 d\u00e9claration obligatoire en direct<\/a> pour conna\u00eetre les maladies devant \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es, ainsi que leur fr\u00e9quence.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h3><a id=\"_registres\"><\/a>Les registres des h\u00f4pitaux et les factures m\u00e9dicales<\/h3>\n<p>Les registres des sorties des h\u00f4pitaux peuvent fournir des renseignements utiles sur les profils de maladies et les traitements connexes, mais la disponibilit\u00e9 des services influence grandement l&rsquo;utilisation que l&rsquo;on en fait. Par cons\u00e9quent, il n&rsquo;est pas tr\u00e8s utile de comparer ces donn\u00e9es d&rsquo;un endroit \u00e0 l&rsquo;autre ou au fil du temps aux fins de surveillance des maladies. De m\u00eame, on peut consulter les factures m\u00e9dicales, mais les nouvelles m\u00e9thodes de r\u00e9mun\u00e9ration des m\u00e9decins et les diagnostics inexacts ou manquants limitent la pertinence de cette source de donn\u00e9es pour la surveillance.<\/p>\n<h3><a id=\"_statdemog\"><\/a>Les statistiques d\u00e9mographiques : naissances et d\u00e9c\u00e8s<\/h3>\n<p>L&rsquo;enregistrement des naissances et des d\u00e9c\u00e8s est obligatoire dans la plupart des pays et fournit des statistiques d\u00e9mographiques de base.\u00a0<span lang=\"FR-CA\">On a souvent recours aux registres des d\u00e9c\u00e8s pour fournir des renseignements nationaux sur les tendances des maladies comme le cancer. <\/span>Les m\u00e9decins sont responsables d&rsquo;inscrire les causes de d\u00e9c\u00e8s sur les avis de d\u00e9c\u00e8s. Ces causes sont cod\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.who.int\/classifications\/icd\/en\/\">Classification internationale des maladies<\/a> (CIM) afin que les pays puissent comparer les taux de d\u00e9c\u00e8s et rendre compte de l&rsquo;\u00e9volution des maladies. Encore une fois, l&rsquo;exactitude de ces renseignements d\u00e9pend de l&rsquo;exactitude avec laquelle le m\u00e9decin responsable de la d\u00e9claration a consign\u00e9 la cause du d\u00e9c\u00e8s, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elle est rarement confirm\u00e9e par autopsie.<\/p>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/icd.who.int\/training\/icd10training\/ICD-10_Resources\/User_Guide.pdf\">codage de la CIM<\/a> commence par l\u2019enregistrement de la \u00ab\u00a0maladie ou affection entra\u00eenant directement le d\u00e9c\u00e8s\u00a0\u00bb sur la premi\u00e8re ligne d\u2019un certificat de d\u00e9c\u00e8s. On note ensuite la ou des affections ou de la cha\u00eene d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui ont pr\u00e9cipit\u00e9 cette affection, la cause sous-jacente du d\u00e9c\u00e8s \u00e9tant indiqu\u00e9e en dernier. La cause sous-jacente est \u00ab la maladie, le traumatisme ou l\u2019\u00e9tat pathologique qui a initi\u00e9 la cha\u00eene d\u2019\u00e9v\u00e9nements morbides conduisant directement au d\u00e9c\u00e8s.\u00a0\u00bb<sup>1<\/sup> Ou, dans le cas d\u2019une blessure, \u00ab\u00a0les circonstances de l\u2019accident ou de la violence qui ont produit la blessure mortelle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"nerds-corner\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#NAME\">Histoire de la CIM<\/h3>\n<div id=\"NAME\" class=\"collapse\">\n<div><span lang=\"FR-CA\">La Classification internationale des maladies a vu le jour en 1891 quand la Soci\u00e9t\u00e9 internationale d&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologie a entam\u00e9 une classification des causes de d\u00e9c\u00e8s. D\u00e9j\u00e0 en 1900, 26 pays avaient adopt\u00e9 cette classification. Depuis, la plupart des pays l&rsquo;ont adopt\u00e9e, et la classification a \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9e en fonction du d\u00e9veloppement des sciences m\u00e9dicales. Depuis 1946, l&rsquo;OMS se charge de la coordination des r\u00e9visions \u00e0 la liste. La dixi\u00e8me r\u00e9vision est parue en 1994, et le Canada l&rsquo;a adopt\u00e9e aux fins de codage des causes de d\u00e9c\u00e8s en 2001. La 11\u00e9 \u00e9dition a vu le jour en 2022, et est en train d\u2019\u00eatre adopt\u00e9 par de divers pays.<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h3><a id=\"_suractive\"><\/a>La surveillance active<\/h3>\n<p>La surveillance active est une forme de surveillance o\u00f9 les responsables jouent un r\u00f4le plus actif dans la collecte de donn\u00e9es. Comme ce type de surveillance exige davantage de ressources, il est habituellement r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 une fin pr\u00e9cise. Par exemple, la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de p\u00e9diatrie envoie p\u00e9riodiquement des lettres aux p\u00e9diatres leur demandant de signaler les cas d&rsquo;affections rares. Les cas de paralysie flasque aigu\u00eb, par exemple, permettent d\u2019\u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 de la vaccination antipoliomy\u00e9litique, et les cas d\u2019\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral en pr\u00e9sence d&rsquo;acidoc\u00e9tose diab\u00e9tique ont permis de caract\u00e9riser l&rsquo;affection et d\u2019\u00e9laborer des directives pour sa prise en charge. La Soci\u00e9t\u00e9 signale ensuite ces donn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Agence de la sant\u00e9 publique du Canada.<\/p>\n<h4><a id=\"_sondages\"><\/a>Les enqu\u00eates sur la sant\u00e9<\/h4>\n<p>Les enqu\u00eates, comme <a href=\"https:\/\/www23.statcan.gc.ca\/imdb\/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&amp;SDDS=3226\">l&rsquo;Enqu\u00eate sur la sant\u00e9<\/a> dans les collectivit\u00e9s canadiennes (ESCC) et le Recensement national, peuvent aussi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme de la surveillance active. L&rsquo;ESCC a vu le jour en 2001. Tous les deux ans, elle recueille des donn\u00e9es sur l&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de sant\u00e9 et les habitudes de sant\u00e9 d&rsquo;un \u00e9chantillon al\u00e9atoire de la population. Les autres ann\u00e9es, elle recueille des donn\u00e9es sur des sujets pr\u00e9cis li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019un \u00e9chantillon plus petit. Les enqu\u00eates peuvent aussi cibler des groupes particuliers, comme les utilisateurs de drogues par injection ou les personnes ayant re\u00e7u tel ou tel diagnostic, pour r\u00e9pertorier les changements dans les profils de comportement qui pourraient avoir un impact sur les maladies ou leur transmission. C\u2019est ce qu\u2019on appelle la surveillance de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. \u00c0 l&rsquo;OMS, par exemple, on enregistre p\u00e9riodiquement les renseignements sur les comportements \u00e0 risque en lien avec le VIH, et l\u2019on s\u2019en sert pour expliquer les changements dans les taux d\u2019infection et pour en aviser les autorit\u00e9s.<\/p>\n<h4><a id=\"_recensement\"><\/a>Le Recensement<\/h4>\n<p>Les renseignements sur les d\u00e9nominateurs de la population n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation de la plupart des donn\u00e9es de surveillance proviennent du Recensement. Le premier Recensement national canadien d\u00e9cennal a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 1871. Il y a depuis un Recensement tous les dix ans, lors des ann\u00e9es se terminant en \u00ab 1 \u00bb. Depuis 1956, un Recensement suppl\u00e9mentaire est r\u00e9alis\u00e9 lors des ann\u00e9es se terminant en \u00ab 6 \u00bb. Les deux Recensements tiennent compte de l&rsquo;ensemble de la population et recueillent des donn\u00e9es d\u00e9mographiques de base (environ huit questions). En outre, on recueille aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon al\u00e9atoire repr\u00e9sentant 20 % de la population des renseignements plus d\u00e9taill\u00e9s portant sur des sujets d\u00e9mographiques, sociaux et \u00e9conomiques, mais non sur la sant\u00e9 (environ 50 questions).<\/p>\n<h3><a id=\"_survsent\"><\/a>La surveillance sentinelle<\/h3>\n<p>La notion de sentinelle fait r\u00e9f\u00e9rence aux cliniciens qui surveillent des maladies d\u2019int\u00e9r\u00eat particulier. Des cliniciens choisis recueillent des donn\u00e9es et les transmettent aux responsables de la surveillance. Par exemple, le <a href=\"https:\/\/cpcssn.ca\">R\u00e9seau canadien<\/a> de surveillance sentinelle en soins primaires relie des \u00e9quipes de sant\u00e9 familiale au moyen d&rsquo;un syst\u00e8me de surveillance des dossiers \u00e9lectroniques. Ce syst\u00e8me peut servir \u00e0 signaler des \u00e9v\u00e9nements rares (comme les effets secondaires des vaccins contre le COVID-19) et contribue \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des soins. Si l&rsquo;\u00e9chantillon de m\u00e9decins est bien choisi, on peut faire des estimations de l&rsquo;incidence de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans la population sans avoir \u00e0 sonder toute la population.<\/p>\n<div class=\"illustrative\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#lasurveillance\">La surveillance de la grippe<\/h3>\n<div id=\"lasurveillance\" class=\"collapse\">\n<p>Le syst\u00e8me national de surveillance de la grippe au Canada, appel\u00e9 \u00ab Surveillance de l&rsquo;influenza \u00bb, offre aux professionnels de la sant\u00e9 et au grand public un portrait pancanadien de l&rsquo;activit\u00e9 grippale tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e.\u00a0Le syst\u00e8me fournit aux professionnels et au public des informations rapides sur les \u00e9closions de grippe \u00e0 travers le pays; identifie les nouveaux sous-types du virus et leur sensibilit\u00e9 aux antiviraux; et fournit des renseignements de surveillance virologique dont l&rsquo;OMS se sert pour formuler des recommandations sur le meilleur vaccin \u00e0 utiliser durant la saison grippale suivante.<\/p>\n<p>Les renseignements proviennent des rapports sur le virus recueillis par les laboratoires du r\u00e9seau sentinelle du pays;\u00a0des reportages du Laboratoire national de microbiologie, et des consultations de soins primaires portant sur le syndrome grippal d\u2019apr\u00e8s les praticiens du r\u00e9seau sentinelle du pays.<\/p>\n<p>Vous trouverez de plus amples renseignements sur le <a href=\"http:\/\/www.phac-aspc.gc.ca\/fluwatch\/index-fra.php\">site Web de l&rsquo;Agence de la sant\u00e9 publique du Canada<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"nerds-corner\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#suividelasurveillance\">Analyser les rapports de surveillance<\/h3>\n<div id=\"suividelasurveillance\" class=\"collapse\">\n<p>Si, selon la surveillance, il y a des changements au profil d\u2019une maladie, il faut se poser les questions suivantes :<\/p>\n<ol>\n<li><em>S&rsquo;agit-il d&rsquo;un v\u00e9ritable changement?<\/em><br \/>\nSi une maladie est rare, les fluctuations fortuites peuvent causer de grandes variations proportionnelles. Ainsi, une augmentation rapide apparente aurait-elle pu se produire parce que le nombre initial de cas \u00e9tait faible? Le regroupement de donn\u00e9es provenant de lieux ou d\u2019intervalles de temps diff\u00e9rents peut parfois rectifier ce probl\u00e8me; cependant, certains regroupements peuvent mener \u00e0 diff\u00e9rentes interpr\u00e9tations des donn\u00e9es.<\/li>\n<li><em>Est-il possible que le changement d\u00e9coule d&rsquo;une modification des pratiques de d\u00e9claration? La pr\u00e9cision des donn\u00e9es varie-t-elle?<\/em><br \/>\nLes pratiques de d\u00e9claration ont-elles chang\u00e9es? Les programmes de d\u00e9pistage peuvent augmenter la pr\u00e9valence apparente d&rsquo;une maladie, car ils reconnaissent des cas qui n&rsquo;\u00e9taient pas diagnostiqu\u00e9s ant\u00e9rieurement. Par exemple, la r\u00e9cente augmentation de cas de chlamydia d\u00e9clar\u00e9s peut \u00eatre partiellement due au d\u00e9pistage syst\u00e9matique, surtout depuis l\u2019introduction de l\u2019analyse urinaire non invasive.<\/li>\n<li><em>A-t-on modifi\u00e9 la d\u00e9finition de la maladie, ce qui a pu causer le changement?<\/em><br \/>\nA-t-on recours aux m\u00eames crit\u00e8res diagnostiques? Par exemple, les changements aux crit\u00e8res diagnostiques de l&rsquo;autisme ont men\u00e9, \u00e0 tort, \u00e0 des rapports sur l\u2019incidence croissante de ce trouble.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2><a id=\"_courbes\"><\/a>Les profils de d\u00e9veloppement des maladies dans une population : la courbe \u00e9pid\u00e9mique<\/h2>\n<p>Une \u00e9pid\u00e9mie est l&rsquo;incidence d&rsquo;une maladie bien au-del\u00e0 des attentes normales. Le nombre de nouveaux cas qui doivent \u00eatre signal\u00e9s avant de d\u00e9clarer une \u00e9pid\u00e9mie varie en fonction de la maladie, du moment et du lieu. Lorsque nos efforts de pr\u00e9vention d&rsquo;une maladie \u00e9chouent et qu&rsquo;une \u00e9pid\u00e9mie se d\u00e9veloppe, la r\u00e9partition des cas qui en r\u00e9sulte au fil du temps peut prendre diverses formes appel\u00e9es courbes \u00e9pid\u00e9miques. Elles tracent ainsi l&rsquo;\u00e9volution de l\u2019\u00e9closion, ce qui correspond pour une population \u00e0 <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-i\/chapitre-1\/#histnat\">l&rsquo;histoire naturelle de la maladie<\/a> pour un cas individuel. L&rsquo;histoire naturelle d&rsquo;une \u00e9closion dans une population est la plus \u00e9vidente lorsqu&rsquo;il s\u2019agit d\u2019une maladie infectieuse, mais on peut \u00e9galement la suivre dans des situations comme un d\u00e9versement de produits chimiques menant \u00e0 des cas de maladie respiratoire ou, sur un intervalle beaucoup plus long, \u00e0 des cas de maladies chroniques non transmissibles. On peut se baser sur la forme de la courbe \u00e9pid\u00e9mique pour avancer des hypoth\u00e8ses sur la nature de la maladie et son mode de transmission. En plus de montrer le profil temporel, la courbe montre l&rsquo;ampleur de l&rsquo;\u00e9closion (le nombre de cas), la p\u00e9riode d&rsquo;incubation probable de l&rsquo;affection et peut r\u00e9v\u00e9ler des valeurs aberrantes (par rapport au temps et parfois au lieu).<\/p>\n<p><a id=\"_ponctuelle\"><\/a>Afin de caract\u00e9riser les diff\u00e9rents types d&rsquo;\u00e9closions, les Centers for Disease Control classent les courbes \u00e9pid\u00e9miques en fonction du type d&rsquo;exposition pr\u00e9sum\u00e9.<sup>2<\/sup> En pr\u00e9sence d&rsquo;une <em>\u00e9closion de source commune<\/em>, les personnes sont expos\u00e9es \u00e0 une m\u00eame influence nocive. Selon les circonstances, la source peut \u00eatre pr\u00e9sente pendant un court laps de temps ou sur une p\u00e9riode prolong\u00e9e. Lorsque l&rsquo;exposition est tr\u00e8s br\u00e8ve, la plupart des personnes deviennent malades apr\u00e8s une seule p\u00e9riode d&rsquo;incubation suivant l&rsquo;exposition. Il s&rsquo;agit alors d&rsquo;une <em>\u00e9closion d&rsquo;origine ponctuelle<\/em>. Une intoxication alimentaire par la bact\u00e9rie <em>Staphylococcus aureus<\/em> lors d&rsquo;un repas de mariage (quelle g\u00eane!) en est un exemple. Elle produit une courbe unique qui d\u00e9cline rapidement, pourvu qu&rsquo;il n\u2019y ait pas de transmission de personne \u00e0 personne (figure 7.1).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2642\" aria-describedby=\"caption-attachment-2642\" style=\"width: 666px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2642\" src=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.1_fr.png\" alt=\"Figure 7.1 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d'une \u00e9closion d'origine ponctuelle\" width=\"666\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.1_fr.png 666w, https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.1_fr-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2642\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.1 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d&rsquo;une \u00e9closion d&rsquo;origine ponctuelle<\/figcaption><\/figure>\n<p>La distribution temporelle des cas refl\u00e8te la p\u00e9riode d&rsquo;incubation diff\u00e9rentielle pour chaque personne. Il se peut que certaines personnes aient consomm\u00e9 davantage de l&rsquo;aliment infect\u00e9 et qu\u2019elles soient tomb\u00e9es malades plus t\u00f4t que les autres, ou qu&rsquo;elles aient \u00e9t\u00e9 plus susceptibles \u00e0 la source d\u2019infection. Autrement, certaines auraient pu prendre plus de temps \u00e0 consulter et, ainsi, \u00e0 faire partie de la collecte de donn\u00e9es.<\/p>\n<p><em><a id=\"_persistante\"><\/a>Source persistante<\/em> : Il arrive que l&rsquo;exposition \u00e0 une source commune se prolonge, comme l&rsquo;exposition \u00e0 l\u2019eau d\u2019un r\u00e9seau contamin\u00e9, ou aux aliments dans un restaurant dont le syst\u00e8me de r\u00e9frig\u00e9ration fait d\u00e9faut et n&rsquo;est pas r\u00e9par\u00e9. Les cas surviennent alors au cours d&rsquo;une p\u00e9riode prolong\u00e9e, mais toujours d&rsquo;une source commune ou unique. La courbe \u00e9pid\u00e9mique qui en r\u00e9sulte est plus longue et \u00e9tendue, indiquant la dur\u00e9e prolong\u00e9e de la contamination et les variations individuelles des p\u00e9riodes d&rsquo;incubation (voir la figure 7.2). La courbe se termine lorsque la source de contamination est corrig\u00e9e ou lorsque toutes les personnes susceptibles deviennent immunis\u00e9es. L&rsquo;aspect relativement plat de la courbe sugg\u00e8re que l&rsquo;infection provient d&rsquo;une source commune et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de transmission de personne \u00e0 personne; sinon, le nombre de cas augmenterait au fur et \u00e0 mesure que le temps avance et qu\u2019une personne en infecte d&rsquo;autres.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2643\" aria-describedby=\"caption-attachment-2643\" style=\"width: 666px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2643\" src=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.2_fr.png\" alt=\"Figure 7.2 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d'une source persistante\" width=\"666\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.2_fr.png 666w, https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.2_fr-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2643\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.2 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d&rsquo;une source persistante<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><a id=\"_intermittente\"><\/a>Exposition intermittente<\/em> : La figure 7.3 montre un profil irr\u00e9gulier de cas qui refl\u00e8te la date d\u2019apparition et la dur\u00e9e d&rsquo;expositions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. A priori, il est difficile de d\u00e9terminer si la source est commune (par exemple un contaminant industriel \u00e9mis \u00e0 certains intervalles) ou si les sources sont vari\u00e9es (comme une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9closions de toxi-infections alimentaires survenant dans diff\u00e9rents camps d&rsquo;\u00e9t\u00e9 pour enfants). L&rsquo;\u00e9cart entre les \u00e9closions pourrait sugg\u00e9rer une transmission de personne \u00e0 personne suivie d&rsquo;une p\u00e9riode d&rsquo;incubation, mais les pics successifs n\u2019augmentent pas de taille et ne fusionnent pas, comme ce serait le cas si les \u00e9closions r\u00e9sultaient d&rsquo;une propagation infectieuse o\u00f9 une personne en infecte plusieurs. Ainsi, la courbe \u00e9pid\u00e9mique de la figure 7.3 semble repr\u00e9senter une affection non transmissible.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2644\" aria-describedby=\"caption-attachment-2644\" style=\"width: 666px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2644\" src=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.3_fr.png\" alt=\"Figure 7.3 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d'une \u00e9closion intermittente\" width=\"666\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.3_fr.png 666w, https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.3_fr-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2644\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.3 : Courbe \u00e9pid\u00e9mique d&rsquo;une \u00e9closion intermittente<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><a id=\"_translimit\"><\/a>Cas index \u00e0 transmission limit\u00e9e<\/em> : La figure 7.4 illustre une transmission de personne \u00e0 personne qui pr\u00e9sente un profil typique survenant lorsqu&rsquo;un seul cas, qu\u2019on appelle le cas index (par exemple, un voyageur qui revient de l&rsquo;\u00e9tranger), infecte d&rsquo;autres personnes apr\u00e8s une p\u00e9riode d&rsquo;incubation. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une origine ponctuelle \u00e0 transmission secondaire. L&rsquo;\u00e9closion diminue lorsque les personnes infect\u00e9es cessent de transmettre l&rsquo;infection \u00e0 d&rsquo;autres personnes susceptibles, possiblement en raison de mesures de lutte efficaces (isolement ou quarantaine).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2645\" aria-describedby=\"caption-attachment-2645\" style=\"width: 666px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2645\" src=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.4_fr.png\" alt=\"Figure 7.4. Transmission secondaire par un cas index unique\" width=\"666\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.4_fr.png 666w, https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.4_fr-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2645\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.4. Transmission secondaire par un cas index unique<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><a id=\"_transdissem\"><\/a>Transmission diss\u00e9min\u00e9e<\/em> : Elle d\u00e9bute comme une infection d\u00e9coulant d&rsquo;un cas index (figure 7.4), mais les cas secondaires de la maladie agissent ensuite comme des sources qui infectent de nouvelles personnes, lesquelles en infectent d\u2019autres \u00e0 leur tour. Comme on le voit \u00e0 la figure 7.5, cela produit des pics de plus en plus hauts \u00e0 chaque g\u00e9n\u00e9ration (c.-\u00e0-d., les cas secondaires et tertiaires). Les pics sont d&rsquo;abord s\u00e9par\u00e9s par une p\u00e9riode d&rsquo;incubation. Par la suite, les pics ont tendance \u00e0 se joindre et \u00e0 former une seule vague et l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie persiste jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le nombre de personnes susceptibles diminue ou que les mesures d&rsquo;intervention donnent des r\u00e9sultats. C\u2019est le profil des maladies comme la rougeole, qui se transmettent d\u2019une personne \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2646\" aria-describedby=\"caption-attachment-2646\" style=\"width: 666px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2646\" src=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.5_fr.png\" alt=\"Figure 7.5 : Cas index avec courbe \u00e9pid\u00e9mique de transmission diss\u00e9min\u00e9e\" width=\"666\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.5_fr.png 666w, https:\/\/phprimer.afmc.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/figure7.5_fr-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2646\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.5 : Cas index avec courbe \u00e9pid\u00e9mique de transmission diss\u00e9min\u00e9e<\/figcaption><\/figure>\n<p>Tracer une courbe\u00a0\u00e9pid\u00e9mique, ainsi que la r\u00e9partition g\u00e9ographique des cas, constitue une premi\u00e8re \u00e9tape importante pour caract\u00e9riser une \u00e9pid\u00e9mie et juger de la probabilit\u00e9 de sa transition vers une \u00e9pid\u00e9mie compl\u00e8te \u2013 des sujets qui seront abord\u00e9s au chapitre 11. \u00c0 partir de d\u00e9cembre 2023, une <a href=\"https:\/\/health-infobase.canada.ca\/covid-19\/current-situation.html#a4\">courbe \u00e9pid\u00e9mique de la COVID-19<\/a> au Canada \u00e9tait disponible sur le site Web de Sant\u00e9 Canada.<\/p>\n<p>Les informations sur le succ\u00e8s des r\u00e9actions politiques face \u00e0 l\u2019\u00e9volution des pathologies proviennent de la recherche sur les services de sant\u00e9.<\/p>\n<h2><a name=\"larecherchesurlesservices\"><\/a>La recherche sur les services de sant\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;augmentation des d\u00e9penses li\u00e9es aux perc\u00e9es m\u00e9dicales et les demandes suppl\u00e9mentaires de soins qu&rsquo;elles cr\u00e9ent signifient que les syst\u00e8mes publics ont de la difficult\u00e9 \u00e0 payer pour chaque nouveau traitement qui devient disponible. Pour ne pas d\u00e9passer leurs budgets, les gestionnaires et les professionnels de la sant\u00e9 doivent donc faire un tri parmi les programmes \u00e0 financer. Leurs d\u00e9cisions se fondent sur la n\u00e9cessit\u00e9, les bienfaits et l&rsquo;am\u00e9lioration \u00e9ventuelle des programmes. La recherche qui alimente ces d\u00e9cisions est la RECHERCHE SUR LES SERVICES DE SANT\u00c9, laquelle comprend l&rsquo;appr\u00e9ciation des besoins, l&rsquo;\u00e9valuation \u00e9conomique et l&rsquo;\u00e9valuation globale des programmes.<\/p>\n<h3><a name=\"_besoins\"><\/a>L&rsquo;appr\u00e9ciation des besoins<\/h3>\n<p>Les planificateurs des services de sant\u00e9 doivent savoir de combien de services de sant\u00e9 la population a besoin (voir BESOIN DE SOINS dans le <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/glossaire\/\">glossaire<\/a>) et de quels types de services. Une premi\u00e8re approximation consiste \u00e0 fonder une estimation des besoins sur les donn\u00e9es actuelles d&rsquo;utilisation et les profils historiques de soins, en tenant compte des tendances d\u00e9mographiques. L\u2019avantage de cette m\u00e9thode est que, d&rsquo;ordinaire, ces donn\u00e9es sont facilement accessibles et peuvent \u00eatre compar\u00e9es \u00e0 celles d&rsquo;autres administrations afin d&rsquo;estimer le niveau appropri\u00e9 de prestation de services. Toutefois, les donn\u00e9es sur l&rsquo;utilisation refl\u00e8tent g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;offre et la demande historiques de services (et ces deux \u00e9l\u00e9ments s&rsquo;influencent mutuellement) beaucoup plus qu&rsquo;ils ne refl\u00e8tent la notion plus abstraite de besoin. <sup>3, 4<\/sup><\/p>\n<p>Une autre approche distingue le besoin de la demande et introduit les id\u00e9es de pr\u00e9valence et d&rsquo;efficacit\u00e9 des soins dans le calcul : elle soutient que nous n&rsquo;avons pas besoin de soins inefficaces.<sup>5-7<\/sup> Cette approche part de la pr\u00e9valence d&rsquo;une condition dans l&rsquo;ensemble de la population, pas seulement chez ceux qui consultent. Il int\u00e8gre ensuite des donn\u00e9es probantes sur l&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions disponibles (pr\u00e9ventives et curatives) pour estimer le nombre d&rsquo;interventions requises. Ces estimations peuvent \u00eatre compar\u00e9es au niveau actuel de prestation de services afin d&rsquo;identifier les proc\u00e9dures qui peuvent \u00eatre sur- ou sous-approvisionn\u00e9es. Un exemple d&rsquo;\u00e9valuation des besoins en mati\u00e8re de services d&rsquo;AVC est pr\u00e9sent\u00e9 dans l&rsquo;encadr\u00e9 de l&rsquo;illustration.<\/p>\n<div class=\"nerds-corner\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#definirlebesoin\">D\u00e9finir le besoin<\/h3>\n<div id=\"definirlebesoin\" class=\"collapse\">\n<p>Le besoin de soins peut parfois \u00eatre d\u00e9fini de mani\u00e8re absolue : une personne est bless\u00e9e et doit recevoir des soins d\u2019urgence pour survivre. La difficult\u00e9 est de savoir quand s&rsquo;arr\u00eater; on pourrait penser que les patients mourants n\u00e9cessitent des interventions h\u00e9ro\u00efques, mais celles-ci peuvent prolonger l&rsquo;affection sans la gu\u00e9rir. La crainte d\u2019une intervention inappropri\u00e9e a conduit \u00e0 d\u00e9finir le besoin en termes relatifs, compte tenu des avantages qui d\u00e9couleraient de tout soin qui pourrait \u00eatre fourni.<\/p>\n<p>En se fondant sur l&rsquo;approche relative, Acheson d\u00e9finit le besoin comme \u00ab l&rsquo;aptitude d&rsquo;une personne \u00e0 profiter des soins. [Le besoin] existe lorsqu&rsquo;une personne pr\u00e9sente une affection contre laquelle il existe une intervention efficace et acceptable. \u00bb<sup>5<\/sup> Selon cette conception, le patient pourrait demander des soins (par ex. un m\u00e9dicament antibiotique pour une infection virale) mais lorsque le traitement n\u2019est pas efficace, le patient n&rsquo;en a pas besoin. Cela peut sembler paradoxal, mais dans une perspective de soins de sant\u00e9, il est raisonnable d&#8217;employer les ressources limit\u00e9es \u00e0 des activit\u00e9s offrant un avantage et de ne pas les gaspiller pour des traitements inefficaces.<\/p>\n<p>Selon une synth\u00e8se plus r\u00e9cente des perspectives absolue et relative, la relation entre le besoin et la demande ne doit pas \u00eatre conflictuelle. Le patient et le m\u00e9decin doivent n\u00e9gocier les attentes en mati\u00e8re de soins. Les fournisseurs ne font qu\u2019offrir des services pour lesquelles il existe de preuves d\u2019efficacit\u00e9 et le patient et sa famille sont en partie responsables d&rsquo;identifier les services \u00e0 recevoir.<\/p>\n<p>La distinction entre le besoin et la demande nous rappelle les facteurs qui jouent dans la <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-i\/chapitre-1\/#malres\">d\u00e9finition de la maladie<\/a>. Celle-ci est influenc\u00e9e d&rsquo;une part par la demande (de traitements) et de l&rsquo;autre, par l\u2019offre (p. ex., la commercialisation des nouveaux produits pharmaceutiques, dont les ventes financent la recherche pour mettre au point des produits qui r\u00e9pondront \u00e0 la demande future).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"illustrative\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#combiendelits\">Combien de lits faut-il r\u00e9server aux victimes d&rsquo;AVC?<\/h3>\n<div id=\"combiendelits\" class=\"collapse\">\n<p>Une \u00e9tude des besoins de services destin\u00e9s aux victimes d&rsquo;accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux dans l&rsquo;Est de\u00a0<span lang=\"FR-CA\">l&rsquo;Ontario sert comme illustration des \u00e9tapes d\u2019une \u00e9tude des besoins\u00a0<\/span><span lang=\"FR-CA\">:<\/span><\/p>\n<ol>\n<li>On a cern\u00e9 les facteurs de risque de subir un AVC \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une combinaison de strat\u00e9gies de recherche syst\u00e9matiques et de consultations avec des experts-cliniciens.<\/li>\n<li>On a estim\u00e9 la fr\u00e9quence des AVC et de leurs facteurs de risque dans la r\u00e9gion.<\/li>\n<li>On a identifi\u00e9 des services de sant\u00e9 efficaces ciblant chaque affection ou facteur de risque \u00e0 partir des examens syst\u00e9matiques et des directives de pratique publi\u00e9s.<\/li>\n<li>De l\u00e0, on a d\u00e9termin\u00e9 le nombre et le type de services de sant\u00e9 requis.<\/li>\n<li>On a compar\u00e9 ces estimations aux services r\u00e9ellement offerts.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Selon cette \u00e9tude, il existe plusieurs disparit\u00e9s entre le besoin estim\u00e9 et les services r\u00e9ellement offerts aux victimes d&rsquo;AVC. Cette m\u00e9thode est une fa\u00e7on efficace de prendre des d\u00e9cisions relatives \u00e0 la planification des soins de sant\u00e9.<sup>8<\/sup><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h3><a name=\"levaluationeconomique\"><\/a>L&rsquo;\u00e9valuation \u00e9conomique<\/h3>\n<p>Les ressources \u00e9tant limit\u00e9es, il faut choisir les services de sant\u00e9 \u00e0 fournir ; l&rsquo;\u00e9conomie de la sant\u00e9 utilise des renseignements sur les co\u00fbts et les r\u00e9sultats des soins pour guider ces choix. L&rsquo;\u00e9conomie de la sant\u00e9 est un domaine de l&rsquo;\u00e9conomie qui consid\u00e8re les co\u00fbts, les avantages, la r\u00e9partition des ressources, l&rsquo;utilisation, les intrants, les extrants et les r\u00e9sultats de soins de sant\u00e9 de toute sorte.<sup>1<\/sup> Les co\u00fbts repr\u00e9sentent la valeur des ressources utilis\u00e9es pour la prestation d\u2019un service. Ils comprennent les \u00e9l\u00e9ments comme le salaire du personnel, les \u00e9difices, l&rsquo;\u00e9quipement, l&rsquo;entretien et les fournitures. Les co\u00fbts sont habituellement mesur\u00e9s en valeur mon\u00e9taire. Les r\u00e9sultats ou les avantages sont les cons\u00e9quences d&rsquo;un traitement ou d&rsquo;une intervention et peuvent comprendre le soulagement de sympt\u00f4mes, les taux de survie ou l&rsquo;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie, comme on l\u2019a vu au <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-ii\/chapitre-6\/#_SAVQ\">chapitre 6<\/a>. Dans le cadre d&rsquo;\u00e9valuations \u00e9conomiques, les r\u00e9sultats sont souvent mesur\u00e9s en fonction de la SAQV ou des AVCI (voir SURVIE AJUST\u00c9E POUR LA QUALIT\u00c9 DE VIE (SAVQ) ou ANN\u00c9ES DE VIE CORRIG\u00c9ES DE L&rsquo;INCAPACIT\u00c9 (AVCI) dans le <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/glossaire\/\">glossaire<\/a>).<\/p>\n<p>La perspective \u00e9conomique centrale est qu&rsquo;un service de sant\u00e9 doit fournir le meilleur avantage possible par co\u00fbt unitaire. Comme il existe plusieurs fa\u00e7ons d&rsquo;estimer les avantages ou les extrants, on trouve quatre grands types d&rsquo;\u00e9valuation \u00e9conomique. Elles \u00e9valuent le co\u00fbt des intrants de mani\u00e8re semblable, mais se distinguent par leur fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9valuer le co\u00fbt des extrants.<\/p>\n<ol>\n<li><em>L\u2019analyse de minimisation des co\u00fbts<\/em> est l&rsquo;analyse \u00e9conomique la plus simple. Elle s\u2019applique quand deux interventions ont des avantages identiques, et qu\u2019il est donc pr\u00e9f\u00e9rable de fournir l&rsquo;intervention la moins co\u00fbteuse. Le choix entre un m\u00e9dicament de marque et un m\u00e9dicament g\u00e9n\u00e9rique en est un exemple.<\/li>\n<li><em>L\u2019analyse co\u00fbts-avantages<\/em> pr\u00e9sente les avantages en valeur mon\u00e9taire (en dollars). Par exemple, si une entreprise offre un programme de conditionnement physique \u00e0 ses employ\u00e9s, ce programme repr\u00e9sente un certain co\u00fbt par participant, mais l\u2019entreprise en retire un gain financier si le programme r\u00e9duit les cong\u00e9s de maladie et augmente la productivit\u00e9.<\/li>\n<li><em>L\u2019analyse co\u00fbts-efficacit\u00e9<\/em> \u00e9value les extrants en fonction de l&rsquo;am\u00e9lioration des r\u00e9sultats cliniques (ma\u00eetrise des sympt\u00f4mes, survie, etc.). Par exemple, une \u00e9tude a compar\u00e9 la m\u00e9thode classique de f\u00e9condation <em>in vitro<\/em> \u00e0 une nouvelle m\u00e9thode. L&rsquo;\u00e9tude a tenu compte des co\u00fbts de chaque approche et a utilis\u00e9 comme extrant le nombre de grossesses menant \u00e0 des naissances vivantes.<sup>9<\/sup><\/li>\n<li><em>L\u2019analyse co\u00fbts-utilit\u00e9<\/em> est une forme d&rsquo;analyse co\u00fbts-efficacit\u00e9 o\u00f9 l\u2019on ajuste la mesure du r\u00e9sultat pour tenir compte de son utilit\u00e9, au moyen de la SAQV, des AVCI (voir <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-ii\/chapitre-6\/#_SAVQ\">chapitre 6<\/a>) ou de l&rsquo;esp\u00e9rance de vie corrig\u00e9e en fonction de la sant\u00e9 (EVCS). Un atout consid\u00e9rable de cette approche est qu&rsquo;elle permet de comparer les interventions pour diff\u00e9rentes maladies \u2013 p. ex. un programme d\u2019abandon du tabac versus un programme d\u2019\u00e9change de seringues. Notons que de nombreux articles publi\u00e9s pr\u00e9tendent \u00eatre des analyses co\u00fbts-efficacit\u00e9 alors que ce sont en r\u00e9alit\u00e9 des analyses co\u00fbts-utilit\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<h2><a id=\"_evalpgm\"><\/a>L&rsquo;\u00e9valuation des programmes<\/h2>\n<p>Un programme de sant\u00e9 est une s\u00e9rie d&rsquo;activit\u00e9s planifi\u00e9es; le plan comprend l&rsquo;objectif, le financement, les r\u00f4les et les responsabilit\u00e9s, et les r\u00e9sultats attendus du programme. Le programme national de d\u00e9pistage du cancer du sein, les cliniques de r\u00e9adaptation cardiaque et la campagne annuelle de vaccination contre le COVID-19 \u00e0 la clinique du D<sup>r<\/sup> Rao sont tous des exemples de programmes de sant\u00e9.<\/p>\n<p>Comme on tente g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;\u00e9conomiser, chaque programme comprend une \u00e9valuation afin de d\u00e9montrer que l&rsquo;on d\u00e9pense les fonds public de mani\u00e8re responsable. L&rsquo;\u00e9valuation de programme \u00ab englobe la collecte, l&rsquo;analyse et la diffusion syst\u00e9matiques de donn\u00e9es sur un programme dans le but de faciliter la prise de d\u00e9cision. \u00bb Une \u00e9valuation doit r\u00e9pondre \u00e0 la question suivante : Le programme a-t-il atteint les buts et les objectifs \u00e9nonc\u00e9s? (Un but est un \u00e9nonc\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de ce que le programme souhaite r\u00e9aliser, tandis qu&rsquo;un objectif est une cible plus pr\u00e9cise qui m\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9alisation du but global). Les m\u00e9thodes de recherche quantitative et qualitative d\u00e9crites dans le <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-ii\/chapitre-5\/#evaluerlespreuves\">chapitre 5<\/a> s&rsquo;appliquent \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation de programme, tout en utilisant les mesures de sant\u00e9 d\u00e9crits dans le m\u00eame chapitre.<\/p>\n<p>On peut \u00e9valuer les programmes en fonction de leur structure, de leur processus et de leur r\u00e9sultat, comme l&rsquo;a propos\u00e9 Donabedian en 1966 : <sup>10<\/sup><\/p>\n<ul>\n<li><em>Structure<\/em> : le caract\u00e8re ad\u00e9quat des installations, de l&rsquo;\u00e9quipement, du personnel et\/ou de l&rsquo;administration du programme. (Le D<sup>r<\/sup> Rao devrait-il embaucher une autre infirmi\u00e8re pour aider l&rsquo;infirmi\u00e8re Jennings pendant la \u00ab soir\u00e9e des vaccins \u00bb?)<\/li>\n<li><em>Processus<\/em> : ce que fait le programme. Par exemple, dans un h\u00f4pital, cela peut repr\u00e9senter le caract\u00e8re ad\u00e9quat de la prise d\u2019anamn\u00e8se, de l&rsquo;examen physique, du diagnostic, du traitement ou de la pr\u00e9vention tertiaire. En sant\u00e9 publique, le processus peut comprendre le nombre de tests de d\u00e9pistage r\u00e9alis\u00e9s, le nombre de messages diffus\u00e9s \u00e0 la radio, etc. (Dans quelle mesure le D<sup>r<\/sup> Rao a-t-il bien organis\u00e9 sa clinique le soir de la vaccination? Y avait-il suffisamment de vaccins?)<\/li>\n<li><em>R\u00e9sultat<\/em> : les r\u00e9sultats ou extrants du programme. Les attitudes et la satisfaction des patients, leur niveau de r\u00e9adaptation ou d&rsquo;incapacit\u00e9 r\u00e9siduelle ou les taux de mortalit\u00e9 parmi eux. (Quelle proportion des patients du groupe cible a-t-on immunis\u00e9e lors de la soir\u00e9e des vaccins? Reviendront-ils l&rsquo;an prochain? Combien de patients ont-ils attrap\u00e9 la grippe cette ann\u00e9e, comparativement \u00e0 l&rsquo;an dernier?)<\/li>\n<\/ul>\n<blockquote class=\"outline\">\n<h3>Les r\u00e9sultats possibles des services de sant\u00e9 pour le patient<\/h3>\n<p>La s\u00e9quence des r\u00e9sultats d&rsquo;un probl\u00e8me de sant\u00e9 (qu&rsquo;on nomme en anglais les cinq \u00ab D \u00bb) de Fletcher et al. est l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente de celle pr\u00e9sent\u00e9e au premier chapitre (encadr\u00e9 Pour les mordus <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-i\/chapitre-1\/#_5D\">La repr\u00e9sentation hi\u00e9rarchique des r\u00e9sultats d&rsquo;une maladie<\/a>). En recherche sur les services de sant\u00e9, on l&rsquo;utilise souvent comme cadre pour mesurer les r\u00e9sultats des patients :<sup>11<\/sup><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Insatisfaction <em>(Dissatisfaction)<\/em><\/td>\n<td>R\u00e9action \u00e9motionnelle \u00e0 la maladie et aux soins connexes, y compris la tristesse ou la col\u00e8re.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Maladie <em>(Disease)<\/em><\/td>\n<td>Sympt\u00f4mes, signes physiques et r\u00e9sultats anormaux aux tests en laboratoire.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Inconfort <em>(Discomfort)<\/em><\/td>\n<td>Douleur, naus\u00e9es, dyspn\u00e9e, d\u00e9mangeaisons, acouph\u00e8ne.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Incapacit\u00e9 <em>(Disability)<\/em><\/td>\n<td>Capacit\u00e9 restreinte \u00e0 vaquer \u00e0 ses t\u00e2ches habituelles \u00e0 la maison, au travail ou pendant ses loisirs<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>D\u00e9c\u00e8s <em>(Death)<\/em><\/td>\n<td>La mort est un mauvais r\u00e9sultat si elle survient pr\u00e9matur\u00e9ment ou si elle est douloureuse<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/blockquote>\n<p>Il existe bien des fa\u00e7ons d&rsquo;\u00e9valuer un programme de sant\u00e9; on en trouvera un exemple dans l&rsquo;encadr\u00e9 Pour les mordus.<\/p>\n<div class=\"nerds-corner\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#lesetapes\">Les \u00e9tapes de l&rsquo;\u00e9valuation d&rsquo;un programme<\/h3>\n<div id=\"lesetapes\" class=\"collapse\">\n<p><em>Stade 1 : Le mod\u00e8le logique<\/em><\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 travailler \u00e0 partir du \u00ab mod\u00e8le logique \u00bb du programme, lequel doit \u00eatre \u00e9labor\u00e9 pendant la phase de planification d&rsquo;un programme complexe. Le mod\u00e8le logique donne un aper\u00e7u de la mani\u00e8re dont une intervention (comme un programme de sant\u00e9 publique ou de pr\u00e9vention) est cens\u00e9e produire des r\u00e9sultats. Il permet de s&rsquo;assurer que toutes les personnes impliqu\u00e9es sont conscientes de la mani\u00e8re dont leurs activit\u00e9s contribuent au but global : le mod\u00e8le logique donne une vue d&rsquo;ensemble. Il aide \u00e9galement \u00e0 orienter l&rsquo;\u00e9valuation du programme en d\u00e9finissant des objectifs interm\u00e9diaires, mesurables, afin de suivre l&rsquo;\u00e9volution vers le but ultime. Il aide aussi \u00e0 rep\u00e9rer les \u00e9checs en cours de route si le but ultime n&rsquo;est pas atteint. Les \u00e9l\u00e9ments d\u2019un mod\u00e8le type sont la description de la situation ou du probl\u00e8me \u00e0 aborder, les intrants ou les ressources n\u00e9cessaires, les activit\u00e9s \u00e0 entreprendre, les extrants et les r\u00e9sultats pr\u00e9vus.<\/p>\n<p>Voici un mod\u00e8le logique fictif pour le programme de sant\u00e9 dentaire d\u00e9crit dans <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-i\/chapitre-4\/#_Glasgow\">chapitre 4<\/a> (voir \u00ab Une application de la Charte d&rsquo;Ottawa \u00bb).<sup>12<\/sup><\/p>\n<ul>\n<li><em>Situation<\/em> : la sant\u00e9 buccodentaire des enfants de Glasgow en \u00c9cosse compte parmi les plus mauvaises d\u2019Europe de l&rsquo;Ouest.<\/li>\n<li><em>Intrants<\/em> : collaboration entre les dentistes, les m\u00e9decins de premier recours et les autorit\u00e9s municipales.<\/li>\n<li><em>Activit\u00e9s<\/em> : \u00e9tablir une politique publique saine; cr\u00e9er des milieux favorables; d\u00e9velopper les aptitudes personnelles; renforcer l&rsquo;action communautaire et r\u00e9orienter les services de sant\u00e9 (pour plus de d\u00e9tails, voir le chapitre 4 \u00ab <a href=\"https:\/\/phprimer.afmc.ca\/fr\/partie-i\/chapitre-4\/#_CharteOtt\">La Charte d\u2019Ottawa pour la promotion de la sant\u00e9<\/a> \u00bb).<\/li>\n<li><em>Extrants\u00a0<\/em>: nombre de jardins d&rsquo;enfants contact\u00e9s; nombre d&rsquo;enfants recevant des soins dentaires; am\u00e9liorations selon les indicateurs de la sant\u00e9 dentaire.<\/li>\n<li><em>Syst\u00e8mes cibl\u00e9s<\/em> : jardins d&rsquo;enfants; familles avec enfants de moins de cinq ans; centres communautaires.<\/li>\n<li><em>R\u00e9sultats<\/em> :\n<ul>\n<li><em>\u00c0 court terme<\/em> : participation des m\u00e8res aux programmes de formation en sant\u00e9 buccodentaire; r\u00e9duction de la consommation d&rsquo;aliments produisant des caries; modifications des aliments servis dans les jardins d&rsquo;enfants<\/li>\n<li><em>\u00c0 moyen terme<\/em> : am\u00e9lioration du profil de sant\u00e9 buccodentaire<\/li>\n<li><em>\u00c0 long terme<\/em> : r\u00e9duction du pourcentage d&rsquo;adolescents et d&rsquo;adultes pr\u00e9sentant des probl\u00e8mes dentaires.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Stade 2 : L&rsquo;\u00e9valuation<\/em><\/p>\n<p>Selon l&rsquo;Agence de la sant\u00e9 publique du Canada, l&rsquo;\u00e9valuation d&rsquo;un programme se divise en cinq \u00e9tapes principales. On peut les illustrer \u00e0 l&rsquo;aide du programme de promotion de la sant\u00e9 buccodentaire abord\u00e9 \u00e0 la fin du chapitre 4. <sup>12<\/sup><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Guide d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;ASPC<\/td>\n<td>Illustration \u00e0 l&rsquo;aide du programme de promotion de la sant\u00e9 buccodentaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1. D\u00e9finir le but de l&rsquo;\u00e9valuation :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9noncer le but de l&rsquo;\u00e9valuation.<\/li>\n<li>\u00c9laborer un mod\u00e8le logique pour le programme en indiquant comment la structure et le processus sont cens\u00e9s mener au r\u00e9sultat (voir Pour les mordus).<\/li>\n<li>\u00c9num\u00e9rer les parties prenantes.<\/li>\n<li>\u00c9laborer des questions d&rsquo;\u00e9valuation et v\u00e9rifier la faisabilit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9valuation objective.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<td>\u00ab \u00c9valuer les r\u00e9sultats d&rsquo;un programme de promotion de la sant\u00e9 buccodentaire par des analyses secondaires de jeux de donn\u00e9es syst\u00e9matiques sur la carie dentaire chez les enfants de cinq ans \u00e0 Glasgow entre 1997-1998 et 2003-2004. \u00bb<sup>12<\/sup><br \/>\nLe mod\u00e8le logique figure dans l&rsquo;encadr\u00e9 ci-dessus.<br \/>\nLes parties prenantes sont les services de sant\u00e9 de la Ville de Glasgow; l&rsquo;h\u00f4pital dentaire de l&rsquo;Universit\u00e9 de Glasgow; le bureau \u00e9cossais du minist\u00e8re de la Sant\u00e9; et plusieurs groupes communautaires.<br \/>\nOn a confirm\u00e9 la possibilit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e9der aux dossiers dentaires.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2. S\u00e9lectionner les m\u00e9thodes appropri\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9noncer les attentes.<\/li>\n<li>Formuler un plan de collecte des donn\u00e9es.<\/li>\n<li>\u00c9laborer un plan logistique et en v\u00e9rifier la faisabilit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<td>La r\u00e9alisation d&rsquo;un sondage par auto-\u00e9valuation ne semblait pas possible; la sant\u00e9 buccodentaire devait \u00eatre \u00e9valu\u00e9e par des experts pour consigner les r\u00e9sultats.<br \/>\n\u00ab \u00c0 Glasgow, des sondages transversaux sur la carie dentaire sont r\u00e9alis\u00e9s p\u00e9riodiquement aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon al\u00e9atoire d&rsquo;enfants de cinq ans dans les classes d&rsquo;accueil d&rsquo;\u00e9coles primaires dans le cadre d&rsquo;un programme national. \u00bb<br \/>\nL&rsquo;extraction de donn\u00e9es anonymes de sondages ant\u00e9rieurs a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>3. \u00c9laborer des outils :<\/p>\n<ul>\n<li>Examiner les mesures actuelles;<\/li>\n<li>Choisir des cat\u00e9gories de questions et de r\u00e9ponses;<\/li>\n<li>Planifier une \u00e9valuation de la qualit\u00e9 de la collecte de donn\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<td>Les sondages \u00ab sont r\u00e9alis\u00e9s conform\u00e9ment aux crit\u00e8res standardis\u00e9s de la British Association for the Study of Community Dentistry\u2026<br \/>\n\u2026 et comprennent des exercices annuels de formation et de calibrage \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale tout de suite avant chaque sondage&#8230; \u00bb<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>4. Recueillir et analyser les donn\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>Collecte de donn\u00e9es et pr\u00e9test.<\/li>\n<li>Analyse quantitative et\/ou qualitative.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<td>(Cette \u00e9tude a utilis\u00e9 les donn\u00e9es secondaires d&rsquo;un jeu de donn\u00e9es existant.)<br \/>\nUn indice de la pr\u00e9carit\u00e9 socio\u00e9conomique de la r\u00e9gion a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 aux donn\u00e9es sur la sant\u00e9 buccodentaire selon le code postal.<br \/>\nLes analyses quantitatives ont port\u00e9 sur les changements dans les scores moyens de sant\u00e9 buccodentaire sur une p\u00e9riode donn\u00e9e, en comparant les secteurs municipaux participant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude aux secteurs o\u00f9 le programme n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>5. Prendre des d\u00e9cisions :<\/p>\n<ul>\n<li>Interpr\u00e9ter les r\u00e9sultats.<\/li>\n<li>Formuler un plan d&rsquo;action;<\/li>\n<li>Produire un rapport.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<td>\u00ab Cet article fait \u00e9tat des r\u00e9sultats positifs et reproductibles d&rsquo;activit\u00e9s communautaires de promotion de la sant\u00e9 buccodentaire cibl\u00e9es dans des communaut\u00e9s d\u00e9favoris\u00e9es sur le plan socio\u00e9conomique. \u00bb<br \/>\n\u00ab Plus l&rsquo;enfant est jeune lorsque les facteurs de risque li\u00e9s aux caries sont am\u00e9lior\u00e9s, plus l&rsquo;impact sur l&rsquo;incidence des caries est important pour l&rsquo;enfant individuel et la pr\u00e9valence des caries dans la communaut\u00e9. \u00bb<span style=\"font-size: 12.75px; height: 0px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; bottom: 1ex;\">12<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"case-study\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#reexamions\">R\u00e9examinons le diagnostic de la D<sup>re<\/sup> Li<\/h3>\n<div id=\"reexamions\" class=\"collapse\">\n<p>1. La D<sup>re<\/sup> Li se demandait pourquoi il est important d\u2019inscrire les diagnostics dans les rapports de sortie d&rsquo;h\u00f4pital\u2026<\/p>\n<p>Les praticiens de la sant\u00e9 publique ont recours aux rapports de sortie et aux codes de facturation des h\u00f4pitaux pour surveiller les tendances relatives \u00e0 l&rsquo;incidence, \u00e0 la pr\u00e9valence et \u00e0 la gravit\u00e9 clinique de diverses maladies aigu\u00ebs et chroniques. Ces donn\u00e9es hospitali\u00e8res fournissent des renseignements utiles pour la planification et l&rsquo;\u00e9valuation de programmes et permettent de comparer les taux de maladie \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale.<\/p>\n<p>2. Comment les maladies sont-elles classifi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale?<\/p>\n<p>Elles sont classifi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide de la CIM-10 (Classification internationale des maladies, 10e r\u00e9vision).<\/p>\n<p>3. Quels types d&rsquo;infections faut-il d\u00e9clarer aux services de sant\u00e9 publique? Pourquoi cette d\u00e9marche est-elle importante?<\/p>\n<p>Le concept de maladie \u00e0 d\u00e9claration obligatoire s&rsquo;applique surtout aux maladies transmissibles qui pr\u00e9sentent une menace d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, mais il peut aussi s&rsquo;appliquer \u00e0 certains \u00e9tats non transmissibles. <span style=\"font-size: revert;\">La d\u00e9claration est importante dans la mesure o\u00f9 les cliniciens de premi\u00e8re ligne sont g\u00e9n\u00e9ralement les premiers \u00e0 d\u00e9tecter les premiers cas de ce qui pourrait devenir une \u00e9pid\u00e9mie de maladie infectieuse ou un probl\u00e8me de sant\u00e9 croissant tel qu&rsquo;une surdose de drogues.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h1>Questions d&rsquo;auto-\u00e9valuation<\/h1>\n<div class=\"self-test\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#q1\">1. Quelles sont les diff\u00e9rences entre la surveillance active, passive et sentinelle? Donnez un exemple pour chacune.<\/h3>\n<div id=\"q1\" class=\"collapse\">\n<p>La surveillance passive est l&rsquo;examen de renseignements recueillis syst\u00e9matiquement (parfois pour d&rsquo;autres raisons, comme des factures m\u00e9dicales) pour en d\u00e9gager des tendances relatives aux maladies. Les renseignements sont ensuite transmis aux autorit\u00e9s de sant\u00e9 publique pour qu\u2019elles puissent intervenir s&rsquo;il y a lieu. Exemple : la d\u00e9claration syst\u00e9matique des cas de maladies \u00e0 d\u00e9claration obligatoire.<\/p>\n<p>La surveillance active est souvent utilis\u00e9e dans des circonstances beaucoup plus urgentes et consiste \u00e0 mettre en place un syst\u00e8me de collecte de donn\u00e9es sur une maladie pr\u00e9cis\u00e9ment pour suivre son \u00e9volution. Elle est souvent initi\u00e9e par les autorit\u00e9s de sant\u00e9 publique qui s&rsquo;inqui\u00e8tent d&rsquo;une menace particuli\u00e8re \u00e0 la sant\u00e9 publique. Exemple : la d\u00e9claration des cas de grippe H1N1 lorsqu\u2019on soup\u00e7onne une \u00e9closion.<\/p>\n<p>La surveillance sentinelle combine les deux : elle comprend la mise en \u0153uvre d&rsquo;un r\u00e9seau de m\u00e9decins ou de bureaux de sant\u00e9 publique choisis soigneusement et le partage syst\u00e9matique de renseignements sur des maladies d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Exemple : un r\u00e9seau de m\u00e9decins de premier recours choisis en fonction de leur lieu de pratique afin d&rsquo;\u00e9tudier et de comparer le profil des infections transmissibles sexuellement dans les r\u00e9gions rurales et urbaines.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"self-test\">\n<h3 class=\"btn btn-more\" data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#q2\">2. Un examen syst\u00e9matique montre qu\u2019un nouveau programme est tr\u00e8s efficace pour r\u00e9duire l&rsquo;hypertension. Vous \u00eates la conseill\u00e8re du ministre de la Sant\u00e9 : comment proc\u00e9deriez-vous pour d\u00e9terminer le besoin d&rsquo;un tel programme et pour \u00e9valuer son impact sur les r\u00e9sultats et les co\u00fbts?<\/h3>\n<div id=\"q2\" class=\"collapse\">\n<p>Pour transformer un programme efficace en une politique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la population, il faut pr\u00e9senter une argumentation politique justifiant la r\u00e9affectation des fonds d&rsquo;un autre programme (co\u00fbt de renonciation).<\/p>\n<p>Voici un exemple des \u00e9tapes \u00e0 suivre pour formuler des arguments politiques et \u00e9conomiques convaincants \u00e0 l\u2019appui d\u2019une nouvelle politique en mati\u00e8re d\u00a0\u00bbhypertension :<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, pr\u00e9senter les co\u00fbts actuels de l&rsquo;hypertension (p. ex., en fonction du nombre de personnes affect\u00e9es, de leur morbidit\u00e9 et mortalit\u00e9 subs\u00e9quentes, des co\u00fbts du traitement des affections secondaires de l&rsquo;hypertension, etc.).<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, r\u00e9sumer l&rsquo;approche actuelle de prise en charge de l&rsquo;hypertension : le syst\u00e8me actuel est-il efficace? Sinon, que doit-on faire pour le r\u00e9parer? Quel serait l&rsquo;avantage du nouveau programme?<\/p>\n<p>Ensuite, \u00e9valuer la faisabilit\u00e9 de la mise en \u0153uvre du programme propos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la population (A-t-on les installations, le personnel, l&rsquo;\u00e9quipement? Peut-il \u00eatre mis en \u0153uvre partout, ou y aura-t-il des disparit\u00e9s d&rsquo;acc\u00e8s?)<\/p>\n<p>Finalement, pr\u00e9voir les co\u00fbts de la mise en \u0153uvre du programme et les comparer aux avantages gagn\u00e9s : Une intervention pr\u00e9coce contre l&rsquo;hypertension r\u00e9duira-t-elle v\u00e9ritablement les co\u00fbts de traitement subs\u00e9quents? Id\u00e9alement, cette analyse co\u00fbts-avantages doit \u00eatre compar\u00e9e aux co\u00fbts-avantages des m\u00e9thodes actuelles de prise en charge de l&rsquo;hypertension et de tout autre programme qui pourrait \u00eatre abandonn\u00e9 pour d\u00e9gager des fonds pour le nouveau programme.Plusieurs de ces \u00e9tapes exigent la mod\u00e9lisation de l&rsquo;impact et des co\u00fbts du programme selon des m\u00e9thodes d&rsquo;estimation fond\u00e9es sur des sondages ant\u00e9rieurs (par exemple, des sondages sur la pr\u00e9valence et la r\u00e9partition g\u00e9ographique de l&rsquo;hypertension).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<h1>Bibliographie<\/h1>\n<ol>\n<li>Last JM. A dictionary of public health. New York: Oxford University Press; 2007.<\/li>\n<li>Centers for Disease Control. Interpreting an epidemic curve. In: Epidemiology in the classroom: steps in an outbreak investigation [source cit\u00e9e en janvier 2016]. Disponible ici <a href=\"http:\/\/www.cdc.gov\/salmonella\/saintpaul\/jalapeno\/epidemic_curve.html\">http:\/\/www.cdc.gov\/salmonella\/saintpaul\/jalapeno\/epidemic_curve.html.<\/a><\/li>\n<li>Morgan M, Mays NHWW. Can hospital use be a measure of need for health care? J Epidemiol Comm Health. 1987;41(4):269-74.<\/li>\n<li>Labelle R, Stoddart G, Rice T. A re-examination of the meaning and importance of supplier-induced demand. J Health Econ. 1994;13(3):347-68.<\/li>\n<li>Acheson RM. The definition and identification of need for health care. J Epidemiol Community Health. 1978;32:10-5.<\/li>\n<li>Stevens ARJ. Introduction. In: Stevens A, Raftery J, editors. Health care needs assessment: the epidemiologically based needs assessment reviews. Volume 1. Oxford: Radcliffe Medical Press; 1994.<\/li>\n<li>Frankel SJ. Health needs, healthcare requirements, and the myth of infinite demand. Lancet. 1991;337:1588-90.<\/li>\n<li>Hunter DJW, Grant HJ, Purdue MPH, Spasoff RA, Dorland JL, Bains N. An epidemiologically-based needs assessment for stroke services. Chronic Diseases in Canada. 2004;25(3\/4):138-45.<\/li>\n<li>Polinder S, Heijnen EMEW, Macklon NS, Habbema JDF, Fauser BJCM, Eijkemans MJC. Cost-effectiveness of a mild compared with a standard strategy for IVF: a randomized comparison using cumulative term live birth as the primary endpoint. Human Reproduction. 2008;23(2):316-23.<\/li>\n<li>Donabedian A. Evaluating the quality of medical care. Milbank Quarterly. 1966;83(4):691-729.<\/li>\n<li>Fletcher R, Fletcher S. Clinical epidemiology: the essentials. Baltimore (MD): Lippincott, Williams &amp; Wilkins; 2005.<\/li>\n<li>Blair Y, Macpherson L, McCall D, McMahon A. Dental health of 5-year olds following community-based oral health promotion in Glasgow, UK. Int J Paediatric Dentistry. 2006;16:388-98.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir achev\u00e9 ce chapitre, le lecteur sera en mesure : 1. 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